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ETUDES BIBLIQUES

La dîme et les offrandes

Le but des Etudes Bibliques est de donner les outils élémentaires pour une même connaissance de la Vie Chrétienne. Cette même connaissance des principes rudimentaires dans le Corps de Christ a pour ambition d’amener les nouveaux convertis (ou même, certains anciens), et les non croyants à saisir le fondement de la vie du Royaume de Dieu, afin d’éviter les discussions inutiles et les vains raisonnements pour parvenir  à une croissance spirituelle équilibrée.

LA DÎME ET LES OFFRANDES

par

Julien ADJE

« Parce que vous payez la dîme (...) et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. C'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses » (Mathieu 23 :23).

Chrétiens, membres du corps de Christ, nous nous demandons tous aujourd'hui si la dîme est toujours d’actualité. Avant de plonger nos regards dans les Ecritures pour rapporter des réponses claires sans ambiguïté, nous procéderons d'abord, par une série de 7 questions-réponses pour faciliter notre compréhension.

 

  1/ Le croyant est-il obligé de payer la dîme?

En Jésus-Christ, il n'y a plus d'obligation ou de devoir pesant. Mais, il y a une obéissance paisible qui est la matérialisation de notre foi. Tout ce qui est lié à une contrainte et, qui ne donne pas la paix est source de péché, car cela n'est pas fait avec conviction. (Romain 14:23). Tout acte de foi doit être fait avec discernement.

  2/ Doit-on prêcher sur la dîme aujourd'hui?

C'est le devoir de tout prédicateur dans le Corps de Christ de prêcher sur la dîme (Mathieu 5:18-19). Car, donner la dîme fait partie des droits du croyant [pas devoirs mais droits!] pour ouvrir des portes aux promesses dont il est déjà béni en Christ. C'est un droit d'action de foi du royaume de Dieu (Math 6:31-33; Ephes 1:3; Malachi 3:10). Cependant, cette prédication ne doit pas être comme une obligation qui entraîne à la condamnation ou à la malédiction. Mais plutôt, montrer ce que la dîme implique comme droit dans la pratique de la foi du croyant (Lire Jacques 2)

  3/ La dîme découle-t-elle de la loi? 

La dîme existait avant la loi, elle a fait partie de la loi, et elle est une expression non obligatoire, mais volontaire de la mise en pratique de la foi [agissante],(Genèse 14:18-19 / Malachie 3:6-12 / Mathieu 23:23).

  4/ Le croyant qui ne paye pas la dîme est-il sous une condamnation?

Il n'y a plus de condamnation en Christ. Ce n'est pas la dîme qui sauve! Par conséquent, notre salut n'est pas lié à la dîme.  C'est plutôt notre décision de suivre et d'accepter Jésus-Christ comme notre Seigneur et Sauveur, par son précieux sang versé, qui nous donne la victoire pour la vie éternelle (Romain 8:1-3).

  5/ Peut-on en cas de difficulté financière manquer ou suspendre la dîme?

En principe, celui qui donne régulièrement la dîme avec foi ne devrait pas manquer de ressources pour le faire. Mais, si la dîme est un poids pour lui et sa maison, il doit arrêter tout en faisant des offrandes agréables à Dieu selon ses moyens (2 Corinthiens 8:2-3). Surtout si donner sa dîme l'empêche d'aller au secours de son prochain (Mathieu 15:5-6).

 

  6/ Quel est donc l’intérêt de donner la dîme?  

Pouvoir donner la dîme matérialise notre foi. C'est une preuve tangible que nous croyons en la fidélité de la parole de Dieu et donc, à la réalisation de ses promesses (Mathieu 6: 31-33 /  Mathieu 19:20-21). Car, rechercher premièrement le Royaume de Dieu consiste à pratiquer la justice et la paix de la foi agissante par l'amour. Si la foi du croyant à donner la dîme est motivée par la contrainte ou par la peur, c'est sûr qu'il ne comprend pas ce qu'il fait. Par conséquent, tôt ou tard il sera déçu et frustré.   

  7/ Jésus n'a-t-il pas tout accompli à la croix?

Tout est accompli dans le sang de Jésus pour chacun de nous pour une vie victorieuse. Nous sommes sauvés par la foi pour la vie éternelle. Pour les autres choses [bien-être terrestre] notre victoire se trouve dans l'exercice de la foi dans  l'amour et dans la justice du royaume de Dieu. (Mathieu 6 :31-33; Mathieu 23:23).

 

QUE DIT LA PAROLE DE DIEU?

Pour mieux comprendre tous les aspects de la dîme et des offrandes, il est important de saisir les profondeurs de la parole de Dieu. La parole de Dieu comporte deux importantes facettes: la Loi et la Foi.

  1/ La Loi [de Moïse] consistait au strict respect de la pratique des ordonnances de Dieu. Par conséquent en manquer une seule annulait la considération de toutes les autres et conduisait à la condamnation et à la malédiction (Galates 5 ou tout le livre de Galates)

 

  2/ La Foi est venue avec Christ pour que nous soyons libres de toutes formes de condamnations dues aux fardeaux lourds des obligations de la loi. En effet, « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude (...). Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l'incirconcision n'a de valeur, mais la foi qui est agissante par l'amour » (Galates 5 :1-6).

La Loi est dictée dans l'Ancien Testament et, la Foi vient avec Jésus-Christ sous la dispensation de la grâce dans le Nouveau Testament. Pendant son sermon sur la montagne, Jésus déclara qu'il n’était pas venu abolir la Loi mais pour l'accomplir. Il ajouta  « qu'il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux » (Mathieu 5 :18-19). 

Mais pourquoi cela? Simplement, parce que l'esprit de la Loi est l'amour [sous la dispensation de la grâce].  La justification par la Foi est la manifestation de l'amour de Dieu dans ses promesses. « L'amour ne fait point de mal au prochain: l'amour est donc l'accomplissement de la loi » (Romain 13 :10).

 

Aujourd'hui, tout doit se faire avec discernement dans la vérité et dans l'Esprit. Car, si l'on ne peut satisfaire un commandement, avec la Foi il n'y a plus de contrainte, ni d'obligation, ni de condamnation. Nous usons de la Foi pour recevoir les promesses. Mais nous ne sommes plus enfermés dans la prison de la loi car, Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi (Galate 3:13).

 

La Foi étant venue, nous ne sommes plus esclave de la Loi qui fut un temps un bon pédagogue. « La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient » (Galates 3 :21-22).

 

C'est parce que tout est accompli en Christ, que nos bénédictions sont dans l'exercice de la foi, d'une façon comme d'une autre [dîme, offrandes, actions de grâces, gestes d'amour et de compassion] avec joie, libéralité, liberté et sans condamnation ( Lire 2 Corinthien 9:7-13). 

 

I/ QU'EST CE QUE LA DÎME?

Considérons la définition la plus simplifiée de la dîme: elle représente 10% des biens acquis d'un individu [finance, agricole, bétails ou autres].

 

  1/ Commencement de la dîme.  

  # Elle est mentionnée pour la première fois avec Abraham [alors Abram], qui donna à Melchisédek [image de Jésus ou de Dieu], de façon spontanée et volontaire, la dîme de tout le butin de ses ennemis vaincus (Genèse 14 :17-20). La loi n'existait pas encore.

 

  # Puis, par Jacob qui fit volontairement la promesse de donner la dîme de tout à l'Eternel, après qu'il eût le songe de l’échelle des anges reliant la terre et le ciel, dans lequel Dieu le bénît (Genèse 28: 22). La loi non plus, n'existait pas encore.   

  # Ce fut alors que plus tard avec Moïse, la dîme revêtit le caractère obligatoire car elle fut instituée comme loi « Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l'Eternel; c'est une chose consacrée à l'Eternel. Si quelqu'un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième » (Lévitique 27 :30-31).

  2/ Que dit le Nouveau Testament?

C'est notre Seigneur Jésus-Christ qui sera le premier à  mentionner la dîme dans le Nouveau Testament. Puis, l’apôtre Paul [ou un de ses disciples dans Hébreux] nous a fait une démonstration de la fin des œuvres mortes de la servitude. Aidons-nous du Saint-Esprit pour cerner la vérité des deux cas.

  a/ Jésus et la dîme.

  # Jésus reprit sévèrement les pharisiens et les autres dispensateurs de la loi qui, au lieu de pratiquer la bonté et la compassion [l'amour], agissaient uniquement pour leurs intérêts [financiers, matériels ou autres] en étant en règle avec ''les devoirs'' qui leur étaient profitables, particulièrement la dîme. Car ils étaient conscients des promesses liées à la dîme  dont ils jouissaient des retombées...      « Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme (…) et que vous négligez la justice et l'amour de Dieu : c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses » (Luc 11 :42).

  # Dans une parabole Jésus nous montre comment les pharisiens se persuadaient qu'ils étaient justes à cause de leurs œuvres, dont la dîme: « Le pharisien debout, priait (…): O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes (…) je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus » (Luc 18 :11-12).

Dans ces deux exemples, notre Maître Jésus nous confirme que donner la dîme ne nous sauve pas, même si cela est nécessaire pour les promesses [terrestres]. Ce qui importe, c'est la justice et l'amour de Dieu qui découlent de l’état du cœur. Jésus-Christ n'a pas annulé le don de la dîme à son Eglise, comme il n'a pas rejeté le jeûne, la prière, ni les offrandes. 

  b/ Paul et la dîme.

L’apôtre Paul marche selon un principe clé: le chrétien, le suiveur de Christ, est un croyant affranchi du poids de l'esclavage de la loi. Il doit vivre de la foi agissante dans l'amour [pour lui-même et pour son prochain]. Dès lors, tout ce qui est un poids pesant devra systématiquement être levé. 

 

Dans le livre de Hébreux 7 à 9, l’apôtre Paul [ou un de ses disciples] explique:  

  #  Comment Abraham donna volontairement la dîme à Melchizedek [image de Jésus] qui le bénit, lui le porteur de nos bénédictions. 

  # Puis comment la loi imposa la dîme aux peuples  pour les sacrificateurs [hommes mortels] en vue du service de l'autel;

 

  # Mais selon l'auteur, la loi qui imposait  le prélèvement de la dîme à des hommes pour des mortels [sacrificateurs], sinon ils seraient sous le coup de la malédiction n'a servi à rien car cette loi était inutile et impuissante pour une vie de perfection (Hebreux 7:18-19).

 

  # Pourquoi cela? Parce qu'il y a « introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu (...) Jésus est par cela même le garant d'une alliance plus excellente » (Hébreux 7: 19b, 22). Dans la nouvelle alliance de la vie en Christ, il n'y a plus d'obligation, de condamnation, de malédiction  comme sous la loi [de Moïse]. 

 

Cependant il reconnait qu'il faut de la libéralité de la bienfaisance financiere en d'autres termes des offrandes dans le corps de Christ.

  # « Par lui [Jésus], offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n'oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c'est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. 

 

Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu'il en soit ainsi, afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d'aucun avantage » (Hébreux 13 :15-17).

II/ LES OFFRANDES?

« Jésus, s'étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l'argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup » (Marc 12 :41). Mais qu'est ce qu'une offrande?

 

  # Une offrande est un don volontaire que l'on fait à un individu, à une association ou à une organisation religieuse dans le but de satisfaire leurs besoins dans la charité. 

 

  # L'offrande du chrétien va au-delà de cette définition. Elle est le don qui exprime l’état de nos cœurs, c'est-à-dire, une expression d'amour. La dîme, les actions de grâce, la libéralité, toutes sortes d'aides matérielles et financières sont des offrandes.

 

  # Cependant, l'offrande à laquelle notre Dieu prend plaisir est celle qui vient d'un cœur sincère et de pardon. Jésus dit: « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande » (Mathieu 5 :23-24).

  # Notre Seigneur Jésus-Christ, en envoyant ses Serviteurs pour bâtir son Eglise, leur demandent de ne pas se soucier des biens financiers du monde, mais que ceux qui les recevront les nourriront. En effet, « Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures; ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l'ouvrier mérite sa nourriture » (Mathieu 10 :9-10). 

  # Cependant, les chrétiens ne doivent pas s'exposer à la détresse en faisant des offrandes pour soulager les autres, c'est-à-dire, qu'ils doivent donner selon leurs moyens. « Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Corinthiens 9 :7).

  # Aussi, le croyant doit savoir que donner est une semence à laquelle Dieu prend plaisir et qu'il récompense en retour. « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment » (2 Corin 9 :6). 

  # Dieu est fidèle dans sa parole et pourvoit au besoin de quiconque fait don à ses Serviteurs et à son Eglise, comme l’apôtre Paul le souligne ici: « J'ai tout reçu, et je suis dans l’abondance, j'ai été comblé de biens, en recevant (…) ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4 :18-19).

  # Avant de finir « Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir » (Actes 20 :35)​.

  # Malheureusement, les abus, le mépris de certains Bergers et l'intrusion de faux prophètes dans le Corps de Christ ont, aujourd'hui, créé un doute sur la vérité et la puissance de la parole de Dieu concernant les offrandes et la dîme dans l'Eglise de Christ. « Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1).

CONCLUSION:

  # Celui, qui ne peut pas ou ne veut pas donner la dîme, n'est sous aucune condamnation, ni malédiction. Tout doit se faire avec foi, paix, joie et amour et surtout avec dicernement. S'il n'y a pas de paix ni de joie et que cela semble etre sous la contrainte ou la peur alors, il faut prier pour la direction divine.

  # Par contre, celui qui donne la dîme et fait des offrandes de bon cœur avec joie et paix, reçoit une grâce exceptionnelle dans sa vie: famille, finances, biens matériels, connaissances ou révélations, direction divine (sagesse), protection... Car le Dieu que nous servons est fidèle et est assis sur le Trône de la justice et de la droiture.

 

 

Soyez bénis en Christ!

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